La Cendre
Une parabole
« La cendre est la plus honnête des choses. »
Dans ta famille aussi, il y a un prénom
qu’on ne prononce plus.
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Acheter le broché — 10,90 €La troisième parabole d’Élie Sauval — après L’Encre du Temps et La Lampe.
★★★★★ « Ça se lit rapidement, mais ça travaille pendant des jours. » — avis Amazon
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Le livre
L’histoire d’un homme qui garda la nuit — et de la question qui la rouvrit.
On l’appelait le Greffeur. On venait le chercher de trois vallées : il faisait reprendre le vivant sur le vivant, et le vieux bois portait du fruit neuf. Il coupait pour soigner — c’était son métier, et sa manière d’aimer.
Une nuit, le feu prit sa maison. Ce qui en resta, il le garda dans une jarre, posée sur la table, à la place où l’on pose le pain. Et le nom de celui par qui la flamme était venue, plus personne ne le prononça devant lui.
Neuf ans durant, il garda la nuit. Et puis, un soir de la fin de l’été, la petite posa sa question — et ce que la cendre gardait demanda à être rendu.
Le verger
Un homme dont le métier est une énigme douce : couper pour soigner, lier le vivant au vivant, faire porter du fruit neuf au vieux bois.
La nuit du feu
Une flamme posée trop bas, une maison ouverte « comme une main pleine d’étincelles », et un nom qu’on cesse de dire — posé dans les décombres avec le reste.
Le nom rendu
La question d’une enfant, un long chemin vers le pays blanc, et le seul geste que le Greffeur connaisse : greffer du vivant sur ce qui semblait mort.
Se procurer le livre
La Cendre vient de paraître — édition brochée et numérique, un conte court qu’on lit d’une traite et qu’on offre.
Édition imprimée
eBook
Mes livres sont aussi sur Amazon (broché · Kindle), pour celles et ceux qui préfèrent. Mais en commandant ici, directement chez l’auteur, vous me permettez de continuer à écrire des histoires sur le sens de la vie.
Extraits
Quelques lignes, prises près de l’âtre.
Une poignée de cendre ne pèse rien dans la main ; portée assez longtemps, elle pèse plus que la pierre.
Il regardait la fosse, et la seule pensée qui le traversait était une pensée de son métier, stupide et exacte : ce qui est déchiré ne reprend pas.
Le nom, lui, resta dans les décombres, avec le reste — et le père, qui aurait dû être le dernier à le garder, fut le premier à le poser.
Les noms qu’on tait ne meurent pas. Ils attendent, au chaud, sous la cendre.
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Ils l’ont lu
★★★★★ — 4,8 sur 5 sur Amazon.
Dans ma famille, il y a un prénom qu’on ne prononce plus depuis onze ans. Je ne m’attendais pas à ce qu’un conte me le rende comme ça. Je ne dirai pas ce que fait le Greffeur à la fin, mais ça vaut vraiment le coup d’aller au bout.
C’est ma sœur qui me l’a mis dans les mains. Je me méfie des contes « philosophiques », je trouve ça souvent creux. Celui-là, non. L’histoire tient toute seule — le verger, le feu, cette gamine qui pose LA question — et la leçon ne vous est jamais assénée. Je me suis fait avoir, et c’est tant mieux.
Une parabole comme on n’en écrit peu : sans lieu, sans époque, une langue simple qui porte des choses lourdes. Ça se lit rapidement, mais ça travaille pendant des jours. Si vous avez aimé Le Prophète ou Siddhartha, vous êtes chez vous.
Du même auteur
Des paraboles sœurs et autonomes — elles s’éclairent l’une l’autre.
L’Encre du Temps
Ce qui se garde : la mémoire, ce qu’on transmet, ce qui reste de nous quand on s’en va.
La Source
Ce qui se reçoit : un homme qui entendait l’eau sous la terre de tout le monde, sauf la sienne.
La Barque
Ce qui s’accorde : ramer fort tous les jours, et tourner — quand la tête et les mains ne veulent plus la même rive.
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L’auteur
Élie Sauval écrit des paraboles — des récits brefs, sans lieu ni siècle, taillés pour être lus à voix haute et traduits dans toutes les langues. L’Encre du Temps, La Lampe, La Cendre, La Source, La Barque, La Boussole et La Lettre forment un cycle de la famille du Petit Prince, de Siddhartha et du Prophète : ce qui se garde, ce qui se vit, ce qui se répare, ce qui se reçoit, ce qui s’accorde, ce qui se fait, ce qu’on met dans un silence.
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