Élie Sauval

Les Paraboles d’Élie Sauval

L’Encre du Temps

Une parabole

« Un livre sans titre. Des pages blanches. On ne le lit pas : on est lu par lui. »

Couverture de L’Encre du Temps, une parabole d’Élie Sauval

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★★★★★ « Un conte universel magnifique »

Et du même auteur : La Lampe★★★★★ « Comme dans le Petit Prince, Siddhartha et le Prophète… » (M.-H. Fasquel, jurée du Grand Prix des lectrices de Elle) · découvrir →

Le livre

Trois mouvements — la cage, la traversée, le legs.

Un vieil homme garde un livre sans titre, dont les pages restent blanches. On ne le lit pas : on est lu par lui.

Un fils de roi le dérobe et part. Derrière lui, une ville où le savoir a des étages, où vouloir apprendre est un crime. Devant lui, un désert qui ne montre que le désir, trois sages qui ne s’accordent sur rien, une cité qu’on ouvre et qui, seule, se referme — et un nom qu’une femme a gardé contre l’oubli.

Une parabole sur ce qui se transmet, ce qui se perd, et sur cette ligne que chacun laisse sur la page sans jamais savoir s’il l’a lue ou écrite.

I

La cage

Un livre enfermé, un nom qu’on efface, et l’enfant qui comprend qu’on emprisonne ce qu’on craint, jamais ce qu’on aime.

II

La traversée

Le désert qui ment, les trois sages qui ne s’accordent pas, l’amour qu’on perd : non une réponse à porter comme une lampe, mais une question, et son poids.

III

Le legs

Une cité s’ouvre, puis se referme. Ce qui survit ne lave rien : un livre qui passe de main en main, et un nom gardé contre l’oubli.

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Extraits

Quelques lignes dont on ne ressort pas tout à fait le même.

On ne met pas de barreaux entre soi et ce qu’on aime. On en met entre soi et ce qu’on craint.
Chapitre deux — La main qui serre
Ceux qui croient l’avoir résolu sont les plus dangereux de tous : ce sont eux qui brûlent les bibliothèques, le matin, le cœur en paix.
Chapitre six — La Vallée des Sages
Une belle phrase est une cage. Un beau marbre est une cage. Laissez-le dehors.
Chapitre treize — La suie ne s’efface pas

Pas une lampe. Une question, et le poids de la question.

Du même auteur

Des paraboles sœurs et autonomes — elles s’éclairent l’une l’autre.

La Lampe — Élie Sauval

La Lampe

Ce qui se vit : la présence, l’instant qu’on traverse sans le voir, ce qui brûle.

La Cendre — Élie Sauval

La Cendre

Ce qui se répare : les noms qu’on tait, le pardon, ce qui attend sous la cendre.

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L’auteur

Élie Sauval écrit des paraboles — des récits brefs, sans lieu ni siècle, taillés pour être lus à voix haute et traduits dans toutes les langues. L’Encre du Temps est de la famille du Petit Prince, de Siddhartha et du Prophète : une fable nue qui pose une question et se garde d’y répondre.

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