La Source
Une parabole
« On ne boit pas l’eau qu’on se verse soi-même.
Elle veut l’eau donnée. »
On ne boit pas l’eau qu’on se verse soi-même.
Elle veut l’eau donnée.
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Acheter le broché — 10,90 €La quatrième parabole d’Élie Sauval — après L’Encre du Temps, La Lampe et La Cendre.
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Le livre
L’histoire d’un homme qui entendait l’eau sous la terre de tout le monde — sauf la sienne.
On l’appelait le Sourcier. On venait le chercher de loin : il entendait les sources dormir sous les champs, et il donnait à boire à des villages entiers. Trouver l’eau des autres — c’était son métier, et sa manière d’aimer.
Enfant, il avait connu l’été où l’on but son puits jusqu’au sable — et où personne ne revint. Alors il roula une pierre sur sa margelle, et il jura qu’on ne l’aurait plus.
Il traversa la vie en donnant tout, pour ne jamais rien devoir. Jusqu’au jour où entra dans son histoire une femme qui faisait les cordes — celles-là mêmes qui descendent les seaux dans les puits. Elle ne lui demanda pas d’eau. Elle lui demanda la seule chose qu’il ne savait pas donner.
L’enfant qui entendait l’eau
Un don venu sans prévenir : les sources qui dorment sous les champs, un pays sec qui réapprend à boire — et un enfant qu’on n’écoute pas encore.
La pierre
L’été où l’on but son puits, une pierre roulée sur la margelle, et un serment d’enfant qui devient une manière de vivre : tout donner, ne jamais rien devoir.
Celle qui faisait les cordes
Alma, la cordière — et la seule demande qui compte. Tendre les mains : le geste le plus difficile du monde.
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La Source vient de paraître — édition brochée et numérique, un conte court qu’on lit d’une traite et qu’on offre.
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Extraits
Quelques lignes, prises au bord de l’eau.
La seconde ne crie pas. Elle se tient plus bas que la gorge, à un endroit du dedans qui n’a pas de nom, et elle peut durer toute une vie sans qu’on sache la nommer.
Il ne se passa rien. Ce fut cela, l’événement : rien.
Il voulait une pierre qu’on ne déplace pas d’humeur, une pierre qui demande une décision.
On ne boit pas l’eau qu’on se verse soi-même. Elle veut l’eau donnée.
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Du même auteur
Des paraboles sœurs et autonomes — elles s’éclairent l’une l’autre.
L’Encre du Temps
Ce qui se garde : la mémoire, ce qu’on transmet, ce qui reste de nous quand on s’en va.
La Barque
Ce qui s’accorde : ramer fort tous les jours, et tourner — quand la tête et les mains ne veulent plus la même rive.
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L’auteur
Élie Sauval écrit des paraboles — des récits brefs, sans lieu ni siècle, taillés pour être lus à voix haute et traduits dans toutes les langues. L’Encre du Temps, La Lampe, La Cendre, La Source, La Barque et La Boussole forment un cycle de la famille du Petit Prince, de Siddhartha et du Prophète : ce qui se garde, ce qui se vit, ce qui se répare, ce qui se reçoit, ce qui s’accorde, ce qui se fait.
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